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NICA CH’TI 2008 : Les confidences des jeunes Nicaraguayens
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Les confidences des jeunes Nicaraguayens
Le voyage en France m’a apporté un maximum. J’ai appris beaucoup et en même temps je me suis divertie avec mes amis.
La France est un pays où les gens vont très vite. Tout le temps, tout est très rapide. Il n’y a pas, comme je le pensais, toutes les commodités pour bien vivre dans un pays Européen, mais, comme dans mon pays, en France, il y a de la pauvreté, pas autant qu’au Nicaragua, mais il y en a !
La nourriture en France est riche mais elle est différente de celle du Nicaragua et je n’ai pas beaucoup aimé. Les fromages sont un peu « exotiques » à mon goût.
Personnellement, je me suis sentie très à l’aise. J’ai visité des endroits comme les terrils et le musée de la mine. Cela m’a intéressée beaucoup. C’est très différent de mon pays et ça m’a beaucoup étonnée.
La France paraît être une autre planète parce qu’il fait noir très tard le soir et il a fallu que je m’y habitue. Le matin j’aurais aimé que le soleil s’obscurcisse pour pouvoir dormir encore.
Ici, la culture est très différente de la notre. Que ce soit la façon de penser des jeunes ou celle des adultes, tout est très différent.
Je me suis sentie importante parce qu’on m’a permis d’avoir des entretiens avec des journalistes ce qui m’a montré l’importance de représenter mon pays, ici, en France. Ce fut la même chose quand nous sommes allés manger des frites, le restaurateur était très fier de notre présence et il disait à tous ses clients que nous venions du Nicaragua pour venir manger des frites dans son restaurant ! (*)
Que dire de plus que mes remerciements du plus profond du cœur à toutes les personnes qui ont rendu possible ma venue et mon séjour en France.
Merci pour tout et que la chance soit avec vous toujours !
Patricia Peña
(*) Cette brasserie est celle de Bergues, rendue célèbre par le film « Bienvenue chez les Ch’tis ». Ce soir-là, l’accueil fut des plus chaleureux, allant même jusqu’à dégager une dizaine de places assises pour notre groupe, malgré l’énorme queue des gens attendant leur tour…
Je suis très heureuse d’être ici, dans la « GRANDE FRANCE », grâce au projet Nica-Ch’ti et à CAIEM-Sol qui m’ont permis de découvrir ce merveilleux pays. Merci aussi à toutes les organisations qui ont appuyé ce projet pour rendre possible notre voyage.
Suite à de multiples problèmes rencontrés au Costa Rica, où on ne nous laissa pas monter à bord de l’avion, nous avons subi une humiliation très dure, mais l’essentiel est qu’en persévérant dans la lutte pour arriver ici, nous avons atteint notre but !
Voir la France fut un vrai plaisir mais aussi une source d’épanouissement personnel.
Connaître la France était un de mes grands rêves. Il me paraissait impossible à atteindre car nous n’avons pas de moyens suffisants pour voyager, et pourtant, nous l’avons réalisé !
La première chose que je voulais voir en posant le pied sur le sol français, c’était la Tour Eiffel… et le groupe Nica-Ch’ti et TouSCAN nous ont emmenés le soir même voir cette magnifique tour. C’était incroyable ! Ensuite nous sommes partis pour Wattrelos où nous attendait notre hébergement. Durant tout le trajet j’étais étonnée de voir ce beau pays. J’apprécie comment l’Etat, comment les gens, préservent les ressources naturelles. Tout est si bien organisé !
La seule chose qui a été un peu difficile pour moi a été de m’accoutumer à la nourriture et au fromage que je n’ai pas aimé ! Par contre, les pains, les vins et les desserts m’ont enchantée ! Ils sont vraiment délicieux !
Durant notre séjour, les activités ont été variées :
· L’Ecomusée de l’Avesnois
· Le Centre historique minier de Lewarde
· Les terrils de Loos en Gohelle
· Un magnifique Parc à Roubaix
· Leers, où nous avons apprécié la compagnie du Maire qui nous a fait la grâce de nous faire visiter toute la ville et de nous avoir donné un peu de son temps (qu’il trouve ici toute ma gratitude et les marques de tout mon respect)
· Une forêt merveilleuse et impressionnante
· Un concert d’orgues qui fut très beau
· L’ALEFPA qui est un centre d’accueil pour les enfants qui souffrent d’abus familiaux. Nous y avons passé une agréable journée en partageant des moments inoubliables et heureux avec ces enfants très sympathiques
· La visite à la mer, à l’invitation du Secours Populaire, à laquelle participait une quantité incroyable de personnes : 8000 personnes envahissant la mer et le parc de divertissement !
· Et puis tous les endroits que nous avons encore à voir dans ces derniers jours de notre voyage…
Tout cela est un rêve devenu réalité ! Merci à tous de nous avoir accompagnés pendant tout notre séjour en France. Et je veux emporter pour toujours la France, dans ma tête et dans mon cœur !
Hazel Delgado
Ce voyage a été toute une aventure ! D’abord, l’avion ! Je pensai que ce rêve ne s’accomplirait jamais ! Premièrement, je n’avais pas l’idée de voyager et deuxièmement, il y a eu le grand problème du Costa Rica. Quand nos amis Français nous ont dit que nous partirions le mois suivant, ma première pensée fut « ce voyage ne se fera jamais » ; mais le jour du départ arriva et il me semble encore mentir quand je dis qu’on est monté dans l’avion ! Dès notre arrivée, un de mes plus grands rêves se réalisa quand je découvris la terre de Paris ! Ce fut impressionnant de voir cette belle architecture ! Ensuite, tous les endroits que nous avons visités furent très beaux, chacun avec ces particularités ! Mais ce qui m’interpelle, c’est la nourriture française. Pour nous, les Nicas, ça nous parait très épicé. Les premiers jours nous avions de la difficulté à nous accoutumer et nous ne prenions que des tomates, du lait, de l’eau, du pain et du beurre. Par la suite je me rendis compte que la nourriture française n’était pas si mauvaise que cela, que chaque région, ville ou village avait ses plats typiques, comme cela se passe également au Nicaragua.
La 1ère semaine, il me fut difficile également de m’accoutumer au 8 H de décalage horaire entre la France et le Nicaragua. J’avais des problèmes de sommeil d’autant plus, qu’en France, la nuit commence approximativement à 22 heures tandis qu’au Nicaragua, elle commence à 17 h 30 - 18 h. Le soir, c’était amusant de voir que tout le monde dormait dans les maisons et je m’imaginais que c’était comme ça dans presque toute la France et que seulement nous, les Nicas, conversions ensemble jusqu’à trois quatre heures du matin.
J’ai découvert de très beaux sites, différents styles de maisons, les coutumes françaises… mais le jour où nous sommes allés à Leers, j’ai été très impressionnée par les paroles du prêtre qui disait qu’ici, dans cette église, peu de gens assistait à la messe. Je me demandai comment cela était possible. J’interrogeai mes amis Français qui me dirent que maintenant c’était comme ça un peu partout en France. Je restai fort impressionnée parce que, dans mon pays, les personnes sont très croyantes et chaque jour les adultes, les jeunes et les enfants vont à la messe. Je continuai mes investigations et constatai qu’en France il y avait beaucoup de belles églises et de cathédrales mais qu’il n’y avait que peu de prêtres et de gens pour les fréquenter. Ceci fut un de mes premiers chocs culturels entre le Nicaragua et la France
La seconde chose qui m’a marquée et m’a donné, en même temps, une grande leçon, fut de rencontrer des enfants qui avaient des problèmes affectifs et manquaient de tendresse. La visite m’a fait comprendre que le fait de manquer de tendresse et de compréhension n’existe pas qu’au Nicaragua mais également dans d’autres pays qui sont plus avantagés sur le plan économique, comme la France. Ce fut une expérience douloureuse mais utile en même temps car, je le confesse, je n’ai jamais apporté mon aide dans un tel endroit dans mon propre pays et je me suis rendue compte qu’il fallait que j’affronte la pauvreté au Nicaragua : celle des enfants pauvres et sans protection qui n’ont ni nourriture, ni vêtements, ni accès à la santé et pire à qui il manque l’amour et l’affection de leurs familles.
Cette visite m’a donné une grande leçon parce que j’ai appris que je devais m’occuper des enfants extrêmement pauvres de mon pays et que je devais leur donner un peu de joie, d’affection, de nourriture et de vêtements comme cela se fait ici en France.
En conclusion, en France, j’ai appris beaucoup de bonnes choses que je n’aurais jamais apprises sans ce voyage. J’ai visité également de très beaux endroits. Je remercie les personnes qui ont rendu possible ce voyage, particulièrement Salvatore Calvario qui nous a très bien reçus et logés dans sa maison durant tout ce séjour. Je remercie également Aurélien, Laurine, Maxime, Françoise et Angélique qui se sont bien occupés de nous et nous ont aidés à communiquer avec les Français tout en nous faisant découvrir différents aspects de leur pays.
Maryuri M
« Impressions personnelles de la France »
Ce que j’aime beaucoup en France, c’est l’architecture, la culture et l’histoire de ce pays.
J’aime beaucoup ses fromages, ses repas traditionnels, son mode de vie et ses habitants.
J’adore le maroille, c’est-à-dire le fromage bien fait. J’aime ce genre de fromage !
J’aime bien l’organisation des rues, la propreté des villes, la langue Française, la lutte sociale pour l’égalité des droits entre tous les Français, la qualité de la vie malgré la pauvreté, le métro, le tramway, le gaz écologique, l’accès libre en Belgique, les vins, spécialement les vins doux. Comme ils sont bons les vins !
J’adore les Ch’tis ! C’est bien connu, déjà je me sens comme un Ch’ti authentique ! Connaître le Nord c’est connaître la culture Française même si chaque région a son histoire et sa culture propres. Il n’y a pas de chose meilleure que d’être Ch’ti !
J’adore Lille et j’aime bien Leers. Je n’aime pas les jeunes qui fument beaucoup ni ceux qui se droguent, mais ici, tout le reste est bien pour moi !
Je voudrais, qu’en France, les immigrés puissent voter car ils sont partie intégrante de l’économie Française.
J’aimerais que les Français soient plus ouverts dans le métro, le tramway, le bus. Il devrait y avoir plus de confiance et d’amour entre les Français, plus de tolérance aussi entre les différentes races cohabitant en France.
Faire une France plus solidaire, plus amie, plus humaine, voilà mon souhait !
Alvison Hunter
(Texte écrit en français











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