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Ordre Carnivores
Famille Félidés
Genre Panthera
Espèce Panthera Onca
Taille Mâles : Corps de 140 à 180 cm. Leur queue mesure de 55 à 65cm en moyenne.Femelles : Corps de 130 à 170 cm. Leur queue mesure de 45 à 60 cm.
Poids Mâles : en moyenne un peu plus de 50 kg dans les forêts tropicales d’Amérique Centrale ; plus de 80 kg au Brésil.Femelles : en moyenne un peu moins de 50 kg dans les forêts tropicales d’Amérique Centrale ; plus de 70 kg au Brésil.
Maturité sexuelle A partir de 3 ans pour les mâles et de 2 ans pour les femelles.
Longévité 11 ans en moyenne à l’état sauvage, plus de 20 ans en captivité.
Le Jaguar peut être rencontré dans la plupart des pays d’Amérique Centrale (dont le Nicaragua) et d’Amérique du Sud. On le trouve dans divers habitats, mais il semble préférer les zones humides, comme des forêts traversées de cours d’eau. Le Jaguar est le félin d’Amérique le plus puissant, et de tous les félins, seuls le Lion et le Tigre sont plus grands. Il est souvent confondu avec le Léopard, en raison de son pelage, mais il est beaucoup plus trapu que ce dernier. De plus leurs pelages ne sont pas identiques. En effet, les tâches du Jaguar, qu’on appelle aussi "rosettes", sont plus larges que celles du Léopard. Elles sont généralement agrémentées d’une ou plusieurs petites tâches noires en leur centre. La queue est annelée de noir.
Les Jaguars, comme la plupart des félins sont des animaux solitaires. Ils ne se rencontrent que lors des périodes de reproduction. Après 100 jours en moyenne de gestation, la femelle mettra bas de 1 à 4 chatons qui resteront près de leur mère deux années durant.
Le Jaguar est un chasseur principalement nocturne, sauf dans des régions isolées des hommes où il peut chasser de jour. Il peut se nourrir de divers animaux, comme des tapirs, des cerfs, de petits mammifères mais également de divers reptiles et amphibiens. Près des habitations humaines, le Jaguar peut s’attaquer au bétail.
Le corridor du jaguar figure parmi les programmes de préservation les plus ambitieux du monde
Le projet international « Paseo del jaguar » (corridor du jaguar) est né à la suite d’une découverte : du Mexique à l’Argentine, ce félin forme une seule espèce sur le plan génétique, et non un ensemble de sous-espèces. Malgré un habitat en diminution, les jaguars trouvent des voies pour transmettre leurs gènes jusque dans les populations éloignées. Ce projet cherche à identifier, à maintenir ou à restaurer ces corridors de liaison. Il ne s’agit pas forcément de créer des zones isolées, tels que des parcs, mais de convaincre les Etats d’effectuer des choix de développement favorables au jaguar.
Alan Rabinowitz et ses collègues ont essayé de jauger si les aires préservées pouvaient encore être reliées entre elles par des habitats susceptibles d’accueillir un jaguar au cours de son voyage. « Voici ce que nous constatons : le bon habitat du jaguar, celui où il peut se nourrir et se reproduire, a diminué de 50 % depuis les années 1900, tandis que les zones qu’il ne fait que traverser ont diminué de seulement 16 % » explique-t-il. « La majorité de ces zones sont intactes et contiguës. Ce sont comme de petites oasis, des parcelles très réduites où les jaguars peuvent s’arrêter un court moment avant de repartir. Au départ, nous les laissions de côté parce qu’une population de jaguars ne pouvait pas y vivre de façon permanente. Aujour’hui, nous savons qu’elles sont cruciales pour leur survie ».
Alan Rabinowitz espère convaincre les autorités des pays que le jaguar traverse de maintenir ce réseau d’habitats, grâce à une planification judicieuse de l’utilisation des terres. « Nous n’allons pas demander de chasser des gens de leurs terres ou d’aménager de nouveaux parcs nationaux mais, par exemple, d’éviter de construire des routes ou des infracstructures majeures sur des zones essentielles au félin. Le réseau pourrait comprendre des zones boisées utilisées par l’homme, des coupes de bois aux plantations d’agrumes. Des études montrent que des parcelles de moins de 3,8 km² peuvent servir au jaguar pour un jour ou deux. (...) Notre premier défi consiste à protéger les corridors là où ils se réduisent à l’épaisseur d’un cheveu. Il faut sanctuariser ces zones ».
La réalisation du corridor du jaguar prendra des années. Il s’agit même, à terme, de réimplanter ce magnifique félin aux Etats-Unis en partant de la population qui vit actuellement dans le nord du Mexique. Dans un premier temps, Alan Rabinowitz se concentre sur le Mexique et l’Amérique Centrale. Les gouvernements des 8 pays concernés y ont approuvé le projet.
Les peuples indigènes qui vivaient sur ces territoires avaient intégré le jaguar à leur art et leur mythologie. Grâce à « un fil culturel puissant qui relie chacun à ses ancêtres, personne ne peut dire que le jaguar ne fait pas partie de son héritage » souligne Alan Rabinowitz. « Quel meilleur symbole d’unité peut-on trouver que le jaguar ? ».
Sources : National Geographic - Mars 2009




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