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Hommage à Sodelba Leal
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HOMMAGE A SODELBA LEAL
Le 25 avril 2005, c’est une grande dame, une militante, une véritable amie qui nous a quittés. En 1999, un an après l’ouragan Mitch qui avait ravagé l’Amérique Centrale, c’est avec Sodelba que nous avons découvert les dures conditions de vie des familles Nicaraguayennes. Nous accueillant à l’aéroport avec un grand sourire, elle nous a emmenés dans les quartiers les plus pauvres de Managua comme dans les villages les plus reculés des montagnes. Nous y avons rencontré des familles luttant pour survivre et tentant de redémarrer leurs activités : relancer les cultures, replanter le café, reconstruire les réseaux de distribution d’eau et d’électricité, avec l’association APRODESA ; reconstruire les maisons, résoudre les problèmes de santé et de salubrité, défendre les droits bafoués des femmes, des enfants, et des handicapés, avec le Réseau (RED)des Femmes pour la Santé. La RED regroupait alors 97 centres dans tout le pays et Sodelba en était la responsable nationale, tâche qu’elle a assumée avec courage et opiniâtreté jusqu’à la fin de sa vie. N’hésitant pas à nous conduire elle-même avec la jeep offerte par le Secours Populaire Français, elle nous a montré le travail déjà accompli dans tous ces secteurs grâce aux dons récoltés en France. Mais surtout, elle nous a donné l’amour du Nicaragua. Nous y sommes retournés. Nous y avons emmené nos amis. Nous avons encore essayé d’aider. Il y a tant à faire au Nicaragua ! Et puis, nous avons créé TouSCAN pour pérenniser notre aide. En décembre 2004, nous avons présenté notre projet à Sodelba. Elle y a tout de suite adhéré avec son enthousiasme habituel malgré la maladie qui la touchait déjà et dont elle nous parlait sincèrement mais si discrètement qu’elle arrivait à nous faire douter de son issue inéluctable. Le 31 décembre, elle nous a raccompagnés à l’aéroport, comme d’habitude malgré l’heure tardive. Elle nous a dit « au revoir et à bientôt » avec son superbe sourire. Sodelba, ton sourire, nous ne l’oublierons jamais et il continuera à guider notre lutte pour le Nicaragua ainsi que chaque instant de nos vie, ici, en France… Sodelba, ce premier journal et tous ceux qui le suivront te sont dédiés. Colette Detré

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